18 novembre 2016

sa fleur permaculturelle…

Fleur Perma

Dans cette fleur vous pouvez y voir tous les domaines d’intervention de la Permacultur(tels qu’ils ont été définis par David Holmgren)…

Quand on dit que la Permaculture n’est pas qu’une technique de jardinage…

Dans cette Fleur de la Permaculture, on voit un parcours en spirale qui commence avec l’Éthique et les Principes de conception, et progresse à travers les domaines clés nécessaires à la création d’une culture durable. La trajectoire qui évolue raccorde ces domaines, et progresse depuis le cadre personnel et local jusqu’au collectif et au global.

Bien évidemment, tous les sujets abordés par la Permaculture ne sont pas forcément développés ici (voir ci-dessous), car en définitive, dans la mesure ou vous agissez dans le sens de la soutenabilité de la planète et que vous respectez son Éthique, c’est que vous êtes déjà en train de pratiquer la Permaculture !!

  • Jardinage bio-intensif : compostage, double-bêchage, associations de plantes et lutte naturelle contre les ravageurs permettent de produire le maximum de nourriture avec le minimum d’emprise.
  • Jardin-forêts : agencer des arbres fruitiers, des arbustes, des vivaces et des annuelles pour produire notre nourriture dans un système qui imite les écosystèmes forestiers.
  • Collectionner les graines : récolter et conserver les graines, généralement pour préserver certaines variétés.
  • Agriculture biologique : une agriculture commerciale qui utilise des engrais organiques et des méthodes de lutte naturelle contre les ravageurs.
  • Biodynamie : un système de jardinage et d’agriculture biologique issu des travaux de Rudolf Steiner.
  • Agriculture naturelle : un système d’agriculture biologique d’origine japonaise, avec peu ou pas de travail du sol ou de fumure animale, associé aux travaux de Masanobu Fukuoka.
  • Collecte des eaux de ruissellement (Approche “Keyline”) : un système d’analyse topographique, de collecte des eaux de pluie et d’amélioration des sols, reposant sur des bassins de retenue, des rigoles, et sur un sous-solage drainant, développé par P.A. Yeomans.
  • Gestion holistique des pâturages : un système reposant sur des techniques de pâture tournante pour gérer les parcelles de façon durable tout en assurant une production animale, développé et enseigné par Allan Savory.
  • Agriculture en succession naturelle (NSF) : un système utilisant des gabions, la revégétalisation et des baissières (swales) pour restaurer la santé et la productivité des plaines inondables, développé par Peter Andrews.
  • Agroforesterie : système intégré de prés et/ou de cultures avec des arbres destinés à la production de bois d’oeuvre et/ou de fruits.
  • Foresterie naturelle : techniques forestières durables s’appuyant sur des plantations mixtes, des rotations longues, des coupes sélectives et sur la régénération spontanée dans les massifs forestiers naturels ou les plantations.
  • Aquaculture intégrée : systèmes aquatiques qui fournissent la plus grande partie des apports nutritifs pour une production piscicole ou autre.
  • Chasse & cueillette sauvage : utilisation des ressources des plantes et des animaux sauvages pour la nourriture ou pour d’autres usages.
  • Droit de glanage : collecte gratuite de la nourriture gaspillée par la production commerciale.
  • Solaire passif – bioclimatisme : vitrages orientés au Sud avec avant-toits, inertie thermique, aération passive.
  • Matériaux naturels : terre, bottes de paille, enduits à la chaux, rondins, pierre.
  • Collecte et réutilisation de l’eau : citernes, toilettes à compost, épuration phytosanitaire.
  • Biotecture : manipulation de la croissance des troncs et des branches pour constituer des structures et des maisons vivantes.
  • Bâtiments semi-enterrés : « earthships » et autres conceptions de bâtiments semi-enterrés.
  • Prise en compte des risques naturels : constructions résistantes aux incendies de forêt, aux tempêtes, aux inondations, aux tremblements de terre.
  • Auto-construction : autonomie technique et financière des habitants et des collectivités pour construire leurs bâtiments eux-mêmes avec des technologies et des matériaux accessibles.
  • Langage des formes : théorie de design organique et outils de Christopher Alexander.
  • Réutilisation et recyclage inventif : réutilisation décentralisée des matériaux, adaptée aux contextes locaux spécifiques et basée sur le savoir-faire artisanal plutôt que sur des processus industriels centralisés.
  • Outils à main : sauvegarde et entretien des techniques et des outils traditionnels.
  • Vélos et vélos électriques : moyen de transport à traction humaine, avec ou sans assistance électrique, qui améliore l’efficacité du corps humain.
  • Foyers à bois efficaces et peu polluants : fourneau de type ‘rocket’ et autres systèmes de poêles à bois construits localement avec des matériaux simples.
  • Valorisation énergétique des déchets organiques : biodiesel, méthanol, biogaz, gazéification du bois pour les besoins locaux d’électricité, de transport et d’énergie de cuisson.
  • Gazéification du bois – biochar : combustible efficace avec un bilan neutre d’émissions, destiné à la cogénération électrique locale et aux transports.
  • Valorisation des déchets forestiers en charbon de bois : amendement de sols (terra preta) et stockage de carbone.
  • Cogénération : double valorisation du combustible pour produire à la fois de l’énergie électrique et de l’énergie thermique utilisable sur place dans un réseau de chaleur.
  • Micro-turbines et micro-éoliennes : solutions simples d’énergie renouvelable pour la production électrique dans les zones reculées ou pour des réseaux électriques locaux.
  • Énergies renouvelables raccordées au réseau : utilisation du réseau comme « stockage d’énergie » pour une production locale d’électricité renouvelable.
  • Stockage d’énergie : ballons accumulateurs d’énergie, réservoirs, conduites forcées, air comprimé et autres techniques simples de stockage de l’énergie.
  • Ingénierie de la transition : relocalisation de la maintenance, rétrofit, et refonte des infrastructures et des technologies
  • Enseignement à domicile : s’appuyer sur les parents pour enseigner à leurs enfants dans le cadre de l’économie domestique.
  • Écoles Waldorf : enseignement basé sur les méthodes pédagogiques de Rudolf Steiner.
  • Musique et création artistique participative : redevenir acteurs et musiciens plutôt que simples spectateurs.
  • Écologie sociale : philosophie basée sur la refonte des structures sociales à partir de principes écologiques
  • Apprentissage “en faisant” : un processus « réflectif » de résolution de problèmes qui tient compte de l’observateur comme partie intégrante du système étudié.
  • Culture de la transition : une exploration permanente des aspects intellectuels, psychologiques et pratiques de la descente énergétique.
  • Accouchement à domicile et allaitement maternel : réappropriation de la naissance et de la nutrition infantile en tant que partie indissociable de l’économie naturelle et de la cellule familiale.
  • Médecines complémentaires et holistiques : une large palette de pratiques de santé sortant du champ de la médecine allopathique conventionnelle.
  • Yoga, Tai Chi et autres disciplines réconciliant le corps et l’esprit : garder la santé à travers des exercices réguliers basés sur des traditions orientales.
  • Sens du lieu, renouveau des cultures indigènes : renouer avec les valeurs spirituelles et culturelles de l’endroit et du « pays ».
  • Dignité dans la mort : réappropriation de la fin de vie plutôt que soins palliatifs de la médecine institutionnalisée.
  • Monnaies locales et régionales : systèmes monétaires sans les intérêts desservant des territoires limités.
  • Covoiturage et voitures partagées : souder le voisinage tout en utilisant efficacement les véhicules et le réseau routier existants.
  • Épargne solidaire et commerce équitable : s’appuyer sur le pouvoir de l’épargne et de la consommation pour encourager des économies équitables.
  • Marchés de producteurs et AMAPs : relation directe et engagement mutuel entre producteurs et consommateurs, évitant les réseaux de distribution.
  • WWOOF et réseaux similaires : travail bénévole en échange du gîte et du couvert, et d’une expérience de vie écologique.
  • Quotas d’émission négociables : une monnaie parallèle pour permettre la distribution équitable et les échanges du droit à consommer et à polluer.
  • Analyse du cycle de vie, bilan carbone : méthodes globales pour mesurer dans leur totalité les coûts et les bienfaits des technologies existantes et émergentes, et de nos économies.
  • Coopératives et associations : structures légales pour la propriété collective et la gestion de biens fonciers, immobiliers, et autres.
  • Pratique de l’écoute et du consensus en réunion : outils collaboratifs pour permettre le partage du savoir et la prise de décisions (mieux : organisations agile de type « Opale » pratiquant l’auto-gouvernance + CNV : Communication Non Violente – Méthode de résolution des conflits).
  • Habitat collectif et éco-villages : collectivités conçues autour de principes écologiques, où les habitants sont liés par une forme de copropriété et de cogestion.
  • Propriété aborigène, et droits d’usage traditionnels : reconnaissance légale des règles traditionnelles d’usage non-exclusif des terres et des ressources.