Les Pissenlits

Le pissenlit – Taraxacum officinale – Famille des Astéracées.

Le pissenlit, appelé « l’or du pré », mériterait peut être le nom « d’or de la terre », tant il a su à force d’adaptation, devenir une véritable plante planétaire : de la plaine aux montagnes, sur tous les continents, s’aventurant jusque vers l’équateur.

Connu et reconnu par tous les peuples, aliment et remède, avec pas moins de 1200 sous espèces décrites par les botanistes rien qu’en Europe.

Il est en tout cas très familier de le ramasser au printemps !

  • Le pissenlit est une plante vivace de 10 à 50 cm, poussant dans les prairies. Elle est glabre (c’est à dire sans poils), renfermant un latex blanc (visible lorsqu’on sectionne n’importe quelle partie de la plante).
  • Ses feuilles sont réunies en rosettes basales. Elles sont divisées en lobes plus ou moins marquées.
  • Les tiges sont cylindriques, creuses, glabres (parfois velue sous l’inflorescence). Elles sont totalement dépourvues de feuilles.
  • Ce qu’on appelle couramment « la fleur » est en réalité une inflorescence, c’est-à-dire un ensemble de fleurs. Cette inflorescence est appelée « capitule » en botanique. Le capitule est l’inflorescence caractéristique de la famille des Astéracées. Chaque fleur est jaune et composée de 5 pétales soudés qui forme une languette (on les appelle les fleurs ligulées, ou ligules).
  • Les fruits résultant de la fécondation des ovules, sont des akènes (des fruits sec indéhiscents – qui ne souvrent pas). Chaque fruit est orné d’une aigrette, c’est une sorte de plumeau qui sert à la dissémination des fruits par le vent.
  • Sa racine pivot est charnue, noire à l’extérieur et blanche à l’intérieur.

On compte 30 espèces et 1200 sous espèces en Europe.

Pendant la floraison, les confusions ne sont pas à craindre car les plantes qui lui ressemblent ont généralement des tiges ramifiées.

Le pissenlit peut avoir plusieurs tiges, mais ne porte qu’une seule inflorescence par tige.

De plus, le pissenlit ne possède pas de poils.

Il est bon de savoir que tous les pissenlits sont comestibles et que les plantes lui ressemblant fortement ne sont pas toxiques.

Toute la plante est riche en vitamines A, C, B1, B2 et en sels minéraux.

  • Les jeunes feuilles sont comestibles crues en salade, avec l’âge on les consommera cuites pour atténuer leur amertume.
  • La racine se consomme crue en salade (lorsqu’elle est jeune) ou bien cuite, par exemple sautée comme des carottes. On peut aussi la torréfier comme la chicorée pour faire un succédané au café.
  • Les boutons floraux peuvent êtres conservé au vinaigre, à la manière des câpres, ou bien consommées crues en salade.
  • Les capitules jaunes décorent les salades. On peut également en faire une sorte de miel (qui est entre le sirop et le coulis), une tisane ou un excellent vin doré.

Le vin doré de pissenlit

1 kg de fleurs de pissenlit – 1,3 l d’eau – 400 gr de sucre – 1 orange – 1 citron – 160 gr de raisins secs.

  • Ramasser les fleurs de pissenlit bien épanouies (ôter les morceaux de tiges).
  • Dans une grande cocotte, verser 1,3 l d’eau bouillante sur les fleurs, couvrir et laisser infuser 24h.
  • Exprimer et ajouter le citron et l’orange coupés en 4, les raisins et le sucre.
  • Couvrir d’un linge et laisser fermenter à température ambiante pendant 21 jours en remuant tous les jours.
  • Filtrer, mettre en bouteille, placer une compresse sur le goulot et laisser reposer 8 semaines.
  • Siphonner le jus pour ne prélever que le liquide clair.
  • Boucher et laisser vieillir pendant au moins 6 mois.

On dispose de très peu de données pharmacologiques sur le pissenlit.

L’usage traditionnel et des expériences anciennes définissent le pissenlit comme un dépuratif permettant de drainer l’organisme des déchets et toxines.

Il peut être utilisé sous différente forme en phytothérapie : plante sèche, jus, teinture-mère, EPS

Ces actions principales :

Stimulation des fonctions de sécrétion / excrétion au niveau :

  • hépatique et biliaire, effet cholagogue et cholérétique : le pissenlit a été longtemps employé pour stimuler les sécrétions de la bile.
  • rénal, action diurétique : les extraits de feuilles de pissenlit ont des effets diurétiques.

Laxatif léger dû à linuline (prébiotique) et à sa richesse en potassium.

Action sur l’acide urique

Action anti-diabétique

C’est sans doute en raison de toutes ces vertus qu’on l’a appelé dans certaines régions « fleurs des beaux garçons » ou « belle des dames ».

Déborah Bécot
Illustratrice botanique,
anime des balades botaniques et ateliers de cuisine sauvage
www.rhizomes.eu

Déborah Bécot

 

Isabelle Meyer
Praticienne en Santé Naturelle
Naturopathe – Gemmothérapeute
Centre Mozaïc à
Valence (26)
blog.isanature.com

Les auteures déclinent toutes responsabilités dût à une erreur d’identification, une mauvaise interprétation ou utilisation des plantes ainsi qu’une réaction d’intolérance alimentaire.

Les conseils proposés ne se substituent pas à un diagnostic médical. Ils ne peuvent en aucun cas remplacer une consultation auprès de votre médecin traitant. Ne jamais arrêter un traitement médical sans avis préalable de votre médecin.

  • Institut Européen des Substances Végétales – Guide Ethnobotanique de phytothérapie, Gérard Ducerf, Edition Promonature ISBN 978-2951925892
  • Les Plantes sauvages, connaitre, cueillir et utiliser, Thierry Thevenin, Edition L.Souny, 2012. ISBN 978-2-84886-151-7
  • Les plantes sauvages comestibles, cueillir la nature parmi les prés et les bois, François Couplan, Edition Larousse, 2018. IBSN 978-2-03-593080-4
  • Flore complète portative, Gaston Bonnier et Georges de Layens, Edition Belin, 1986. IBSN 978-2-70-11100041-5
  • Plantes sauvages comestibles, Les 50 plantes essentielles et leurs usages, S. Guido FLEISCHHAUER-J. GUTHMANN-R. SPIEGELBERGER , Edition Ulmer, 2018. IBSN 978-2-84-1389070

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